Arrêtée définitivement depuis cinq ans, la centrale nucléaire de Fessenheim se prépare à entrer dans sa phase de démantèlement, prévue de début 2026 à 2041.
Pendant trois jours, du 27 au 29 juin dernier, près de 180 visiteurs ont découvert ce site emblématique, chargé d’histoire industrielle, au fil d’une marche gourmande.
Cet événement a été organisé de concert avec Alsace Destination Tourisme, dans le cadre du programme régional « Vos Dîners Insolites en Alsace ».
Ce rendez-vous, le plus marquant de l’année 2025 pour le site, avait pour ambition de faire le bilan des six années dédiées à la préparation du démantèlement.
Aux côtés de nos conférenciers alsaciens, Cécile Fendel, Coraline Schaefer, Mathilde Schiltz, Sébastien Lenoir et Jérémy Saubion, les participants ont parcouru un itinéraire balisé à travers six chantiers emblématiques du pré-démantèlement. Cette visite commentée a permis d’aborder les évolutions en cours et de répondre aux nombreuses questions des participants.
Le parcours traversait six chantiers emblématiques du pré-démantèlement. À chaque halte, les visiteurs pouvaient poser leurs questions et profiter d’une pause gourmande. Le chef Emmanuel Waltisperger et son équipe du restaurant Côté Cuisine (Hirtzfelden) ont imaginé un menu en quatre étapes, aux saveurs du terroir.
Les 180 places se sont envolées en seulement quelques jours, preuve de l’intérêt du public pour ce site chargé d’histoire et pour cette formule originale mêlant pédagogie, patrimoine industriel, gourmandise et convivialité.
Cette marche gourmande illustre parfaitement nos missions quotidiennes : balayer les différents événements locaux dans lesquels le site peut s’inscrire, proposer des idées inédites, coordonner chaque étape, adapter parcours et discours, gérer les inscriptions et garantir une expérience réussie du début à la fin.
Rédigé par Mathilde Schiltz et Cécile Fendel
L’équipe d’Exirys nous explique les 6 chantiers de pré-démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim
La totalité du combustible usé a été évacuée vers la Hague depuis le 26 août 2022, éliminant 99 % de la radioactivité présente sur les installations. En évacuant l’intégralité du combustible du réacteur 1 de Fessenheim en 20 mois, EDF a établi un nouveau record mondial en terme de durée d’évacuation du combustible usé d’un réacteur après sa mise à l’arrêt.
Ces opérations de FSD (Full System Decontamination), inédites sur le parc EDF, se sont soldées en juin 2023 et présentaient plusieurs objectifs : diminuer le niveau de radioactivité des matériels et des locaux pour faciliter les travaux de démantèlement, limiter la dosimétrie des intervenants et réduire le volume de déchets de moyenne activité. Ces objectifs ont été pleinement atteints, grâce à la mise en œuvre, pour la première fois en France, de ce procédé qui a permis de retirer près de 90 % de la contamination présente dans les tuyauteries et les matériels.
Une des conditions réglementaires à l’entrée en démantèlement est de réduire la quantité de bore sur le site à moins de 16 tonnes. À l’été 2020, environ 102 tonnes de bore étaient présentes. Grâce aux rejets et aux envois en citernes à CENTRACO, l’objectif industriel a été atteint en mars 2024, après près de quatre ans de travail acharné. Début 2025, il reste moins de 6 tonnes de bore : la quantité initiale a donc été divisée par 17.
Il s’agit des déchets irradiés, issus de l’exploitation normale des réacteurs, nécessitant un soin particulier dans leur gestion et leur filière de retraitement. Contenus dans des étuis similaires à ceux contenant le combustible, ces déchets sont entreposés sous eau, au sein des piscines des bâtiments combustibles. Au total en 2 ans, 24 étuis ont été évacués et envoyés à ICEDA. En parallèle, 46 étuis de DAE stockés dans le bâtiment combustible 1 ont été transférés vers le bâtiment combustible 2 : une première sur le Parc qui a permis de vider en priorité la piscine du bâtiment combustible de l’unité de production 1.
Depuis le mois de février 2025, celle-ci est désormais vide de DAE, permettant sa vidange dès la mise en application du décret de démantèlement.
L’ancienne salle des machines est transformée en IDT. Cette installation permettra l’entreposage, la gestion et le transit des colis de déchets radioactifs issus du démantèlement, avant leur expédition vers des centres de traitement ou de stockage des déchets adaptés.
Pour réaliser cette transformation, il a fallu démonter et évacuer l’ensemble des matériels du plancher supérieur situé à 15 m. Ce chantier, qui a duré deux ans – de septembre 2022 à octobre 2024 – a permis d’évacuer plus de 6000 tonnes
de métal, dont un stator alternateur.
Plus de 180 pièces en parfait état ont été récupérées pour le reste du parc nucléaire français, ou les magasins de pièces de rechange d’EDF, notamment cinq turbines basse pression, un stator et rotor quasiment neufs.
L’équipe d’Exirys nous explique les 6 chantiers de pré-démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim
La totalité du combustible usé a été évacuée vers la Hague depuis le 26 août 2022, éliminant 99 % de la radioactivité présente sur les installations. En évacuant l’intégralité du combustible du réacteur 1 de Fessenheim en 20 mois, EDF a établi un nouveau record mondial en terme de durée d’évacuation du combustible usé d’un réacteur après sa mise à l’arrêt.
Ces opérations de FSD (Full System Decontamination), inédites sur le parc EDF, se sont soldées en juin 2023 et présentaient plusieurs objectifs : diminuer le niveau de radioactivité des matériels et des locaux pour faciliter les travaux de démantèlement, limiter la dosimétrie des intervenants et réduire le volume de déchets de moyenne activité. Ces objectifs ont été pleinement atteints, grâce à la mise en œuvre, pour la première fois en France, de ce procédé qui a permis de retirer près de 90 % de la contamination présente dans les tuyauteries et les matériels.
Une des conditions réglementaires à l’entrée en démantèlement est de réduire la quantité de bore sur le site à moins de 16 tonnes. À l’été 2020, environ 102 tonnes de bore étaient présentes. Grâce aux rejets et aux envois en citernes à CENTRACO, l’objectif industriel a été atteint en mars 2024, après près de quatre ans de travail acharné. Début 2025, il reste moins de 6 tonnes de bore : la quantité initiale a donc été divisée par 17.
Il s’agit des déchets irradiés, issus de l’exploitation normale des réacteurs, nécessitant un soin particulier dans leur gestion et leur filière de retraitement. Contenus dans des étuis similaires à ceux contenant le combustible, ces déchets sont entreposés sous eau, au sein des piscines des bâtiments combustibles. Au total en 2 ans, 24 étuis ont été évacués et envoyés à ICEDA. En parallèle, 46 étuis de DAE stockés dans le bâtiment combustible 1 ont été transférés vers le bâtiment combustible 2 : une première sur le Parc qui a permis de vider en priorité la piscine du bâtiment combustible de l’unité de production 1.
Depuis le mois de février 2025, celle-ci est désormais vide de DAE, permettant sa vidange dès la mise en application du décret de démantèlement.
L’ancienne salle des machines est transformée en IDT. Cette installation permettra l’entreposage, la gestion et le transit des colis de déchets radioactifs issus du démantèlement, avant leur expédition vers des centres de traitement ou de stockage des déchets adaptés.
Pour réaliser cette transformation, il a fallu démonter et évacuer l’ensemble des matériels du plancher supérieur situé à 15 m. Ce chantier, qui a duré deux ans – de septembre 2022 à octobre 2024 – a permis d’évacuer plus de 6000 tonnes de métal, dont un stator alternateur.
Plus de 180 pièces en parfait état ont été récupérées pour le reste du parc nucléaire français, ou les magasins de pièces de rechange d’EDF, notamment cinq turbines basse pression, un stator et rotor quasiment neufs.
6 générateurs de vapeur, découpés chacun en deux parties, étaient entreposés sur site depuis leur remplacement en 2002 et en 2012 dans un bâtiment dédié. Leur évacuation lors de la phase de pré-démantèlement vise à libérer de l’espace pour accueillir les générateurs de vapeur actuellement présents dans les bâtiments réacteurs.
Depuis décembre 2021, les parties supérieures des 6 générateurs de vapeur
usés ont été envoyées à l’usine Cyclife Sweden pour revalorisation, libérant
2 000 m2. La préparation à l’évacuation des parties inférieures, plus volumineuses,
est en cours : elle se fera en deux étapes, à l’automne 2025 puis début 2026.